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Adieu 2017, Bonjour 2018 !

Par rifraff - Le 01/01 à 09:07 (Dernière modification Le 09/01 à 09:07)

Chaque année, c'est le même refrain : on n'y croit pas !  C'est déjà fini ! L'année 2017 a filé aussi vite que l'éclair, et voilà que déjà nous sommes en 2018 ! Mais jusqu'où irons nous comme ça !? 

 Evidemment, toute l'équipe de Nintendo-Master espère que vous avez passé une très belle année mais aussi que vous avez pu assouvir votre passion des jeux vidéo et surtout votre passion pour Nintendo notamment grâce à notre site ! On ne va quand même pas se jeter des pierres, non ? 

Depuis sa création, Nintendo-Master a connu énormément de changements... Il y a eu des hauts et des bas (et beaucoup de débats aussi). Des moments difficiles et, heureusement, des moments plus heureux...  Le staff a changé. Il y a eu des départs, des ruptures voire des blessures... Des petits nouveaux sont arrivés... Certains sont repartis mais d'autres sont restés.. En fonction de l'actualité des consoles Nintendo, la motivation n'a pas toujours été facile à entretenir et le découragement a même parfois pointé le bout se son nez (sale bête, va...) Mais heureusement, au milieu de tout ce capharnaüm, il y a quelque chose qui n'a jamais changé : vous. 

C'est incroyable mais c'est un fait : si aujourd'hui, après tant d'années, Nintendo-Master est toujours debout  c'est surtout et avant tout grâce à vous, à votre implication, vos coups de gueule, vos coup de cœur, vos commentaires et vos articles. Que vous veniez chaque jour ou tous les 36 du mois, pour vous enflammer ou pour vous plaindre (c'est un site français, les amis)  c'est ce qui fait de Nintendo-Master un site toujours vivant.  Evidemment, c'est aussi ce qui fait que chaque jour (et votre serviteur, depuis bientôt cinq ans) nous avons envie de continuer et d'aller encore plus loin en proposant toujours plus de news, de tests et de dossiers en relevant toujours plus haut le  niveau d'exigence qui est le vôtre.

Alors tout en vous souhaitant une super nouvelle année 2018, qu'elle puisse vous combler au delà de vos espérances, toute l'équipe de  Nintendo-Master vous dit avant tout : MERCI. 

Et comme le veut désormais notre tradition, on commence l'année avec le bilan des rédacteurs : nos coups de cœur et nos coup de blues de 2017 et nos souhaits pour 2018. Et on commence par notre dernière recrue, le sémillant Ggvanrom.qui a décidé de s'affranchir des règles, et de nous faire le bilan de l'année.

BILAN DE L'ANNEE 2017

2017, 2017…Le moins que l’on puisse dire c’est que cette dernière aura été chargée côté jeux-vidéo. Etant un joueur multiplateforme adorateur de RPG sous toutes ses coutures, j’ai pu me délecter de titres comme NieR Automata, Persona 5 ou encore Tales of Berseria sur consoles concurrentes, tandis que des souvenirs de licences se sont vus entachés à jamais par des jeux à la qualité douteuse (maudit sois-tu EA pour ce Mass Effect Andromeda !)

2017 aura également été l’année où tous les fans de Nintendo étaient tendus comme des strings concernant la Nintendo Switch. Après la première vidéo de présentation de la console en octobre 2016 qui en avait excité plus d’un, il nous avait fallu attendre janvier 2017 pour enfin avoir une présentation complète de la console, ses manettes, et surtout son catalogue de jeu. et connaissant les déboires de la Wii U ces dernières années, on ne pouvait qu’être inquiet de ce qui allait nous être présenté.

Et contre toute attente, malgré un lancement en mars avec un catalogue famélique, Nintendo a tenu son pari et a réussi à revenir sur le devant de la scène avec son concept de console hybride, et des licences fortes dès sa première année de lancement. On pensera bien sur à Super Mario Odyssey sorti à la fin de l’année, ou encore à Splatoon 2 paru cet été, mais celui qui aura pulvérisé tous les records, restera The Legend of Zelda Breath of The Wild. Acclamé par la critique et par les joueurs, il aura porté quasiment à lui tout seul la nouvelle console de Nintendo durant ses premiers mois. Prenant le paris osé de remettre à plat le concept même de la licence, c’est un coup de maître qu’aura réussi à réaliser M. Aonuma ainsi que toute son équipe.

Autre sujet causant toujours des rougeurs à Nintendo : Sa relation avec les tiers. Après un marché quasi dominé par les exclues Nintendo sur Wii, et le naufrage de la Wii U, très peu étaient les développeurs tiers à vouloir prendre le risque de se lancer sur la console hybride de Nintendo. Force est de constater que grâce au départ canon de la console, plusieurs développeurs ont décidés de prendre le train en marche, en proposant certes des remakes principalement (histoire de tâter le terrain sans trop de risques), mais dont les chiffres de vente semblent prouver que le terrains de la Switch est suffisamment fertile pour y voir prospérer les titres de Nintendo ainsi que ceux des tiers. Certes tout n’est pas rose, nous avons eu de vrais pépites comme Skyrim, mais aussi de honteux loupés comme Rime, et des problèmes de limitation technique rendent l’arrivée des tiers sur la console moyennement évident. Mais nous ne pouvons qu’encourager ces derniers en achetant, si notre budget le permet, les jeux qui nous semblent de qualité, et montrer que malgré le caractère borné des ultras fan de Nintendo, nous savons aussi accueillir les tiers avec enthousiasme, quand les jeux proposés sont de bonne facture.

Pour 2017 j’avais également parié que l’éventuel succès de la Switch sonnerait le glas de la retraite pour ma chère Nintendo 3DS, me suivant inlassablement depuis 2011 et dont la ludothèque n’a cessé de croître. Grossière erreur ! la console aura certes tourné au ralentit cette année, mais nous avons eu le droit à d’excellents titres tels que Metroid Samus Returns, Fire Emblem Echoes ou encore Pokémon Ultra-Soleil et Ultra-Lune, montrant que la console exclusivement portable de la firme veut toujours en découdre, malgré des limitations techniques de plus en plus palpables pour une console portable sur le marché depuis maintenant 6 ans. Mais 2018 est devant nous, et la console semble avoir encore quelques cartouches sur le coude avant de tirer sa révérence. 

Mais mais mais mais 2017 n’est pas que synonyme de bonnes choses dans notre paysage vidéoludique, plusieurs points m’ont plus ou moins marqué, à commencer par la banalisation des portages. On a déjà pu se rendre compte avec l’arrivée des PS4 Pro et Xbox One X que le marché console allait évoluer de manière différente, en proposant à la manière des smartphones de nouveaux modèles de consoles a des dates plus rapprochées. En terme de jeux, lors du dernier changement de génération, nous avons pu voir que ces deux consoles accueillaient de plus en plus de portages de jeux de la génération précédente, et que ces derniers se vendaient visiblement très bien. Certains comme votre serviteur n’hésitant pas à remettre 40€ dans un jeu remaster, alors qu’ils avaient fini l’original il y a 5 ans, payé à l’époque 60€. Et cette démocratie du portage se banalise de plus en plus. Même sur Nintendo Switch, nous avons eu le droit à divers portages de jeux sortis sur Wii U tels que Mario Kart 8 ou encore Pokkén. Splatoon 2 quand à lui, bien que très bon, ne me fait finalement penser qu’à une version mise à jour du premier volet. Ma crainte dans les années à venir est que de plus en plus de développeurs ne prennent plus le risque de proposer de la nouveauté, préférant (re)sortir les jeux ayants fonctionné dans le passé.

Côté tendance également, alors que les fans de Nintendo commencent à peine à accepter le principe du DLC sur des franchises comme The Legend of Zelda, une autre évolution suit son court du côté de la concurrence : l’affluence des lootbox et micro-transactions. La polémique la plus importante de l’année est sans nul doute cette visant EA et le jeu Star Wars Battlefront II. Proposant un jeu frôlant dangereusement avec le pay-to-win, des caisses de butin hors de prix et un algorithme faisant jouer des joueurs débutants contre des adversaires ayant acheté des armes plus puissantes, la pilule a été extrêmement difficile à avaler pour de nombreux joueurs. Proposant de baisser les coûts de certains items du jeu, EA s’était senti obligé d’en remettre une couche en baissant également les récompenses obtenues à la fin de chaque parties, renvoyant donc la polémique à son point de départ. Résultat, EA a temporairement supprimé les micro-transactions de son jeu, pour réfléchir à comment trouver une solution pouvant contenter éditeur et joueurs.

Cette levée de bouclier me rappelle les débuts des DLC et l’abus que certains faisaient avec ces derniers. Il y a encore quelques années, on se disait que les DLC ne seraient pas éternels et que les joueurs diraient stop à un moment donné. A l’heure d’aujourd’hui, on précommande nos jeux 2 voire 3 mois à l’avance pour espérer obtenir le DLC spécial précommande day one… Pour 2018, il faudra faire en sorte que les joueurs soient plus virulents contre les jeux AAA qui vont vouloir proposer de plus en plus de jeu à micro-transactions, et se voulant plus pay-to-win qu’autre chose, sous peine de voir sous 5 ans la même banalisation du système, et trouver normal de payer un triple A 60€ et dépenser derrière le double, le triple voire plus du prix du jeu en lootbox pour être sûr de gagner en ligne.

Dernier point sur lequel je me pencherai pour conclure cette année 2017, il tient en deux choses : Nintendo Switch et Xenoblade Chronicles 2. J’ai adoré le dernier RPG de Monolith Soft, j’en suis à l’heure ou j’écris ces lignes à plus de 100h de jeu, et je ne décroche pas de ce dernier, mais il y a  une chose qui ne me rassure absolument pas pour l’avenir de la Switch quand je joue à ce jeu : la limitation technique de la console. Nous savons grâce à des bidouilleurs en herbe que Monolith Soft a fait le choix d’avoir une résolution dynamique sur le jeu, afin d’éviter de trop en demander à la console. Bien qu’en mode salon le trompe l’oeil passe plus ou moins inaperçu, le mode portable quand à lui laisse clairement à désirer, nous servant à certains moment une véritable bouillie de pixels.

Et c’est là où je me fait peur en me posant une question : est-ce que le jeu a ce rendu « horrible » en mode portable parce que Nintendo a mis la pression à Monolith Soft pour sortir impérativement le jeu en 2017, les empêchant d’optimiser le jeu au mieux. Ou est-ce que la Nintendo Switch est déjà techniquement dépassée pour faire tourner ce jeu de manière optimale en mode portable ? Et ce alors que la console n’a pas encore soufflé sa première bougie ! Si la réponse se trouve du côté de la deuxième option, on ne peut qu’avoir peur pour les jeux à venir sur Switch. Pour une console se voulant hybride, le rendu en mode portable se doit d’être de qualité, et bien que Xenoblade Chronicles 2 reste jouable une fois la switch débranchée de la TV, le rendu lors de certains passages ne peut que nous mettre le doute sur l’avenir.

Ajoutez à cela que les jeux tiers se veulent assez gourmand en terme de puissance et d’espace de stockage, pas sûr que ces derniers voudront faire l’effort sur le long terme de plancher plusieurs mois sur des versions exclusives à la Switch. Sachant qu’en plus les cartes de jeu 64Go on été apparemment repoussées à 2019, les jeux tiers très lourds continueront certainement à demander aux joueurs de télécharger une partie des jeux (comme le mode multijoueur de Doom) sur votre console une fois le jeu acheté, occupant plusieurs gigas sur la mémoire de la console (ou votre carte micro-SD à grande capacité si vous avez été prévoyant).

Voici donc pour mon bilan résumé de l’année 2017, en tout les cas une chose est sure, vous me retrouverez en 2018 toujours aussi passionné de jeux-vidéo, dans l’attente de toujours plus de jeux de rythme et RPG, et curieux de voir la direction que prendra Nintendo avec le démarrage canon de la Nintendo Switch. 

Et voici venu le temps, non pas des cathédrales ni même des rires et des chants mais tout simplement celui de Saurus, déjà un vétéran de Nintendo-Master. Il s'affranchit lui aussi des règles et vous fait son bilan de l'année,qui englobe carrément toutes les consoles,et pas seulement celles de Nintendo. et Sony-Master, c'est pour quand ? 

A l’heure du bilan de cette année 2017, j’ai un sérieux problème. Un vrai, un immense, un énorme problème. Comment résumer ça autrement que part : « C’était bien, vraiment bien. » ? Nous avons eu droit, et ce, indépendamment des plate-formes, à une succession de grands jeux aussi divers que variés, dans des registres très différents, avec un rythme de sorti assez dingue tout au long de l’année, de son début avec Resident Evil 7 jusqu’à sa fin avec Xenoblade Chronicles 2.  


Et à partir de là, que rajouter de plus ? Oui, la Switch est une excellente console, avec un concept qui fonctionne très bien. Oui, Zelda est un jeu incroyablement culte dont l’influence est déjà mesurable. Oui, Mario Odyssey est un excellent Mario… Même la 3DS a eu droit à quelques excellents jeux, entre le retour (inespéré) de Metroid et le retour (au sources cette fois) de Fire Emblem. Dommage que Pokémon ait été aussi frileux… Mais c’est pour mieux préparer l’opus Switch, espérons-le.  


Du côté de Nintendo, j’aurais trois petites déceptions. Je vais les faire dans l’ordre chronologique. La première, c’est Fire Emblem Warriors. Le mariage entre le genre des musous et la licence des Fire Emblem aurait pu donner quelque chose de franchement ambitieux, franchement intéressant. Ce n’est pas le cas puisqu’on a là un bête reskin d’Hyrule Warriors. Ce n’est pas mauvais… Ce n’est juste pas aussi bien que ça aurait du l’être. Le second coup de gueule, c’est Pokémon USUL, justement parce que c’est un opus beaucoup trop frileux après les vraies prises de risque qu’avaient pris Soleil et Lune, malheureusement trop peu reconnues. Le troisième coup de gueule, et je vais étonner ceux qui me connaissent… C’est Xenoblade Chronicles 2.  


C’est un jeu que j’adore, vraiment. Mais il y a quelque chose qui me bloque dans le jeu. Alors que, dans les deux premiers opus, j’y étais resté des centaines d’heure après avoir fini de tout explorer… Là… Non. J’y suis resté, mais aussi longtemps. Le jeu ne m’enchante pas autant que ces prédécesseurs, la faute à des environnements que je trouve globalement autant moins inspirés artistiquement qu’en terme de pur level design. Et ses nombreuses lacunes techniques ne l’aident pas…  


Hors Nintendo, ça ne change pas. Je salue le retour en force du jeu vidéo japonais, qui a complètement explosé cette année pour notre plus grand plaisir. Je vous salue, Danganronpa 3 mon amour, Nier Automata (Que… je n’ai pas vraiment aimé), je vous salue, Persona 5 (Nan lui je l’ai juste adoré, dévoré). Et surtout, j’admire aussi tout ces nombreux jeux qui ont été oublié dans la masse de jeux qui sont sorties. Une pensée pour l’excellent Toukiden 2 et le correct Tales of Berseria, et tous ceux que j’ai oublié mais que je suis sûr d’avoir aimé.  


Les Occidentaux n’étaient pas en reste toutefois, puisque je considère que mon jeu tiers favori de cette année n’est pas un jeu japonais… Mais bien occidental. Je parle, et cette fois, c’est moi qui m’étonne moi-même, de Middle Earth : Shadow of War. Un jeu malheureusement victime d’une polémique très injuste, puisque même s’il souffre d’un système de lootbox particulièrement cher et condamnable, il n’en reste pas moins que c’est tout sauf un pay-to-win et que payer… Contrairement à ce que l’on a pu entendre… Ne vous permettra pas de finir plus rapidement le dernier acte du jeu. A côté de ça, Shadow of War propose un système de jeu très solide, très addictif, même si très répétitif. Il propose aussi une histoire qui, si elle défonce allègrement la mythologie Tolkienienne (Et alors ?), remplit de nombreux fantasmes que j’avais, et amène même un twist final de toute beauté. Une vraie réussite pour moi, et un gros coup de cœur.  


J’attribue une mention honorable à Horizon Zero Dawn, un jeu très imparfait, mais qui propose une vraie vision artistique doublée d’un univers d’une richesse et d’une originalité proprement incroyable. Le jeu souffre d’une exploration malheureusement trop rigide et il en souffre énormément -on rappelle qu’il est sorti la même semaine que Zelda-, mais si l’on sait passer outre, 
on découvre un jeu franchement généreux. Un bon premier jet pour Guerilla Games dont il faut saluer la prise de risque. Passer de Killzone à Horizon, grosse évolution !  


 
Enfin, je ne saurais parler de mon année 2017 sans parler d’un point assez important pour moi. C’est l’année ou j’ai enfin pu entrer un peu dans le monde du jeu vidéo indépendant et comprendre une parcelle de sa richesse et de son intérêt. Merci la Switch. Il faut comprendre une chose pour moi : Je suis un joueur portable. Et si je m’installe devant une télé pour jouer, je veux en prendre plein la vue. Je ne peux pas m’imaginer mettre sur une télé un jeu comme Shovel Knight. Par contre, y jouer dans mon lit…. Et c’est ainsi que la Switch m’aura permis de découvrir de nombreux jeux, pour mon plus grand plaisir. Malgré tout, mon jeu vidéo indépendant coup de cœur de cette année, c’est sur PS4 qu’il faut aller le chercher : Hellblade, Senua’s Sacrifice que j’ai adoré de A à Z, notamment grâce à une ambiance sonore complètement folle (au sens propre du terme) que j’ai été heureux de voir récompenser aux Games Awards.  


Et je crois que finalement, mon plus gros coup de gueule… C’est l’atmosphère du monde du jeu vidéo, qui est un reflet de la forte toxicité de la société actuelle. Pour être plus clair, tout, et surtout, n’importe quoi, peut devenir une polémique d’une ampleur tout simplement ridicule. Des fois, ça donne des bonnes choses, comme avec Star Wars Battlefront 2, où la polémique a pu entrainer une vraie saine réflexion. Aussi, dans une moindre mesure, The Last of Us 2 où Sony a effectivement eu tort de balancer un tel trailer dans une conférence tout public sans avertissements préalables (… Et encore). Mais dans la grande majorité des cas… C’est du n’importe quoi.  


Mention spéciale à la polémique ayant entouré Detroit Become Humans, un jeu que je n’attends pas particulièrement, mais qui s’est fait attaquer pour avoir représenter de la maltraitance infantile… C’est franchement ridicule. Les jeux vidéo peuvent être des histoires et ses histoires peuvent transmettre des messages. Les messages peuvent être d’intérêt général et quand on est un jeu qui essaie de faire réfléchir un joueur, avec justesse, sur le monde qui l’entoure, ça devrait être reconnu, pas critiqué. Il n’y a rien de choquant dans la représentation que fait Detroit de la maltraitance. Et ce n’est pas en appliquant une politique de l’Autruche à un sujet aussi grave que celui-ci que l’on parviendra à l’endiguer, bien au contraire. Cette polémique-là m’aura vraiment, profondément énervé, parce que particulièrement nauséabonde, et témoignant non seulement d’un irrespect profond pour le média qu’est le jeu vidéo, mais aussi pour cette cause importante qu’est la protection des enfants.  


Voilà donc qui conclue mon bilan de cette année, sur une note certes triste, mais qui était importante à souligner.  
Et concernant mes attentes de 2018… Du côté de Nintendo, difficile à estimer en fait. Je ne suis pas le public visé par des jeux comme Kirby ou Yoshi (malgré leur apparente excellence), et des jeux comme Fire Emblem ou Pokémon ont encore à se dévoiler -si jamais ils doivent vraiment sortir cette année-. Et ne parlons pas de Metroid Prime 4 ou de Bayonetta 3. Donc… J’attends avec impatience le Direct de début d’année, qui définira avec précision ce que j’attends du constructeur cette année. A côté, ce n’est pas beaucoup mieux,  à l’exception d’un certain Monster Hunter World de l’amour que j’ai hâte de retourner dans tous les sens!

Pour finir, retour au bercail, avec le patriarche de NM, c'est à dire votre serviteur :

Mon coup de cœur pour 2017 est simple puisqu'il s'agit de The Legend of Zelda : Breath of The Wild Si vous y avez joué, il n'y a rien à ajouter. Sinon, j'ai déjà tout dit dans mon test. Alors certes, vous pouvez faire partie de ceux que le jeu monstre de Nintendo a laissé froid ou encore à déçu, notamment à cause de son scénario éclaté et facultatif, du peu d'implication de Zelda ou même de Ganon ou encore de l'absence de donjon "classique"...  Vous pouvez aussi avoir l'esprit de contradiction- dans les jeux vidéo, ce n'est pas rare...  Personnellement, j'aime tous les Zelda même ceux qui ont fait polémique comme l'épisode II sur NES ou encore  The Legend of Zelda : Skyward Sword  (dont les partis pris sont à l'inverse de ceux de Breath of The Wild avec des mécanismes de jeu et des environnements plus resserrés, l'abandon de l'alternance du jour et de la nuit, des donjons classiques, etc)  Cependant, jusqu'à Breath of The Wildà chaque nouvel opus j'étais toujours pris entre deux sentiments contradictoires, d'un côté je trouvais que le nouveau jeu ressemblait trop aux précédents,de l'autre, dès qu'il s'en éloignait trop, j'étais déçu...

Depuis longtemps, j'avais envie de retrouver cette impression de liberté et de surprise totale ressentie en découvrant le premier jeu de la série sur NES. A cette époque, tout semblait possible et les développeurs ne se sentaient pas obligés de prendre le joueur par la main pour lui dire où aller... Perso,  je pouvais passer des journées entières à enflammer des buissons et à poser des bombes dans l'espoir de trouver l'entrée d'une grotte secrète. Je jouais pour le plaisir de jouer tout simpllement...

Je ne pensais pas que Nintendo réussirait  à retrouver la magie des débuts de la saga. C'est vraiment un renouveau et j'ai hâte de découvrir ce que donnera le prochain opus...  En attendant, je continue de jouer à Breath of The Wild et à m'y perdre. Il me manque énormément de Sanctuaires et il y a encore de nombreux endroits sur la carte que je n'ai jamais pris la peine de visiter. Il 'm'arrive encore de tomber de ma chaise à cause d'une mission débutée par une phrase anodine dans un relais et qui me fait découvrir des ruines imposantes, un lieu incroyable ou un animal de légende... Certaines missions sont tout simplement incroyables : et le pire, c'est que l'on peut passer à côté sans les voir !  Quel jeu, mes amis ! Ce que j'adore, c'est vraiment cette impression de liberté et le fait qu'il y a toujours plusieurs manières de résoudre les énigmes... Il y a tant de magie et de surprises dans ce jeu qu'à force, le titre finit par avoir un gros défaut : il rend tous les autres titres fades et pénibles à jouer !

Super Mario Odyssey (qui est un très bon jeu) m'a par exemple déçu à côté (alors attention, je lui ai mis 9/10) mais contrairement au Zelda, il se termine très vite, et objectivement, on a franchement aucune raison d'y retourner à moins de recommencer la partie à zéro. C'est un bon jeu avec  de  belles  idées mais une semaine après l'avoir eu entres les mains, il était rangé dans sa boîte, et je ressortais Zelda.

Il y aura un avant et un après Breath of The Wild mais pour l'instant moi je suis encore dedans !

Mon coup de blues 2017 est difficile car globalement, Nintendo a fait très fort avec sa Nintendo Switch qui en moins d'un an  dispose d'un catalogue solide que les consoles Nintendo mettent généralement plusieurs années à obtenir. Alors certes, une partie de ce catalogue provient directement (ou indirectement) de celui de la Wii U. Cela pourrait d'ailleurs être un premier coup de blues. En tant que possesseurs de Wii U, difficile de m'enthousiasmer à nouveaux pour des jeux comme Mario Kart 8, Lego City, Pokken Tournament, etc... Surtout que la Switch a eu droit à d'autres remasters et à divers portages  comme Skyrim, L.A Noire, Rocket League, etc...  Mais c'est un peu le lot de toute nouvelle console, celui de vivre sur les acquis des précédentes. 

Mais mon coup de blues de 2017 n'est de toute façon pas celui-là. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment un coup de blues mais plus une inquiétude. La Nintendo Switch est le fruit de plusieurs compromis de façon à ce que la console soit suffisamment puissante et ne chauffe pas mais aussi qu'elle ne coûte pas trop cher... Cependant, je suis (un peu)  déçu que Nintendo n'ait pas réussi avec Nvidia à se mettre au moins au niveau de la puissance d'une PS4 (sans parler de la Pro) de façon à ne pas toujours être "en dessous" de ses concurrentes. Alors bien sûr quant on voit que le jeu de l'année est un jeu Wii U, on se rappelle que la puissance ne veut rien dire et que c'est ce qu'on en fait qui importe mais tout de même, Peut-on espérer qu'un jour Nintendo revienne avec une console qui en mettra plein la vue comme à l'époque de la Super Nintendo, de la N64 ou encore de la GameCube ? Nostalgie quant tu nous tiens...

Alors à dire vrai, vu le succès de la Switch, je ne m'inquiète pas non plus outre mesure et je pense que 2018 devrait être une belle année pour la console.

Mon souhait pour 2018 est d'ailleurs simple : j'attend le Nintendo Direct (de janvier ?) avec grande impatience ! Nintendo a fait fort en 2017 et ne doit pas ralentir la cadence. Apparemment, Nintendo veut satisfaire deux publics différents (qui parfois se croisent) : le public familial et le public de "joueurs". Je pense qu'il ne faut pas en favoriser un par rapport à l'autre et tant que Nintendo réussira cet équilibre, la Switch marchera sur la route du succès.  Outre le Metroid Prime et le PPG Pokémon, je m'attend à des remasters de jeux Wii U comme Super Smash Bros, le retour de grosses licences et aussi des nouveautés... La grande question étant : est-ce que la Switch absorbera le marché (à priori) laissé vacant par la 3DS ?

Bref, après une superbe année 2017 qui aura remis Nintendo en selle, on attend avec impatience de découvrir ce que nous réserve 2018 ! Evidemment on espère vivre tout ceci ensemble et encore une fois, on nom de toute l'équipe de BONNE ANNEE 2018 !

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