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The Flame in the Flood : Complete Edition

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The Flame in the Flood : Complete Edition

Par ggvanrom - Le 28 octobre 2017

La ronde des jeux indé continue sur Switch et chaque nouvelle semaine nous apporte son lot de nouveauté. Cette semaine nous nous attaquons au studio The Molasse Flood, regroupant des anciens membres d'Irrational Games, de Bungie et de Harmonix, dont la nouvelle aventure dans le milieu indépendant à commencé avec The Flame in the Flood. Fruit d'un projet kickstarter, The Flame in the Flood a fait son bonhomme de chemin sur PC et Mac, avant de voguer sur consoles de salon, pour finalement atterrir sur la Nintendo Switch. Reste donc à savoir ce que vaut ce jeu de survie une fois en main.

La flamme sous l'inondation...

Notre aventure s'ouvre devant la scène d'un chien dénommé Esope (ou Daisy), subtilisant le sac à dos d'un squelette avant de s'enfuir dans la pénombre, sous l’œil lugubre d'un groupe de corbeaux. D'entrée de jeu, on peut constater que le background et la narration ne seront pas des points centraux du titre. Une fois choisi notre mode de jeu ainsi que la difficulté du titre, notre compagnon à 4 pattes trouvera notre héroïne de fortune dénommée Scoute dans un camps de scout en ruine, et lui remettra le précieux sac à dos récupéré précédemment, contenant une radio dont émane un message de ce qui semble être un groupe de survivants. Il ne vous en faudra pas plus pour embarquer sur votre radeau de fortune à la recherche de la source de ce fameux signal. Le tout souligné par une direction artistique aussi étrange que fascinante et surtout une bande son signée Chuck Ragan qui ne vous laissera pas de marbre. Nous récupérons un bocal, un peu d'eau sale et 2 3 vivres, et c'est parti pour un long et difficile voyage sur les flots.

Quand Scoute prend la mer, c'est la mer qui prend Scoute

Comme le dit si bien l'adage, la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Seule différence, ici, vous êtes sur une rivière en crue générée de manière procédurale, à comprendre que chaque voyage sera toujours différent du dernier. Commençant votre périple sur un vieux radeaux d'infortune tenant avec deux bouts de ficelle. Votre dérive sur cette rivière sera un des deux éléments centraux du jeu. Votre embarcation ayant que peu de résistance, il vous faudra faire attentions aux rapides ainsi qu'aux débris suivant malgré eux le courant. Votre véhicule de fortune étant tout sauf maniable, à vous de prendre les précautions nécessaires dans les endroits sinueux. A noter que quelques points de collectes pourront apparaitre aléatoirement, vous permettant de récupérer quelques items utiles.

Bien sur, naviguer sur l'eau ne sera votre seul but, vous aurez vite fait de remarquer les nombreuses jauges en bas de l'écran, indiquant la faim, la soif, la température corporelle ainsi que le sommeil. Ces dernières vont inlassablement chuter, et à moins de vouloir finir complètement desséché sur votre embarcation, il va vous falloir rapidement mettre pied à terre afin de trouver de voir vous nourrir, et vous protéger des intempérie, car la vie est dure... très très dure...

Quand Koh-Lanta rencontre The Molasse Flood

Généralement les jeux de survies d'aujourd'hui comportent toujours un brin de fantaisie. Des zombies, des monstres hideux etc. La force de The Flame in The Flood est qu'ici, notre ennemie n'est autre que Mère-Nature. Tout colle à notre propre réalité, rendant le jeu toujours plus dérangeant lorsque nous sentons la fin arriver. Manger de la nourriture crue ou de l'eau sale pourra engendrer des complications intestinales. Se faire agresser pas un loup provoquera des lacérations qui, si elles ne sont pas soignées, provoqueront des infections etc.

Durant la seconde phase de jeu, vous serez amené à trouver lors de votre voyage sur la rivière des zones. Tantôt des campements, tantôt des lieux de craft. Le but est d'accoster afin de récupérer tous les matériaux nécessaires à votre survie, que ce soit des plantes, de la viande, des bandeaux etc. Les premières parties seront relativement frustrantes car vous mourrez souvent parce que vous n'aviez plus de nourriture, ou parce qu'un groupe de serpents vous aura pris en filature.

Ces premiers échecs vous permettront d'apprendre de vos erreurs et de recommencer une nouvelle partie avec une meilleure expérience du terrain. A noter également que lorsque vous mourrez, le sac que récupère votre compagnon Esope a chaque début de partie contiendra les affaires que vous lui aviez remises la première fois. Donc lorsque vous sentez la fin arriver, n'hésitez pas à faire du transfert d'objets via votre inventaire... qui sera également un de vos pires ennemis dans le jeu.

Un inventaire lourd à porter

Afin de créer de nouveaux items, vous nourrir, ou encore consulter vos quêtes de jeu, vous devrez tout au long du jeu apprendre à gérer avec votre inventaire. En plus d'être mal optimisé, ce dernier est également relativement petit à vos débuts. Bien que ce problème de taille puisse vous poser problème à de nombreuses reprises, il vous apprendra à réguler votre gestions de ressources, en gardant sur vous uniquement le strict nécessaire pour votre survie. A noter que comme dit plus haut, pour de l'espace de rangement supplémentaire, vous pourrez également donner des objets à votre compagnon, ou en poser sur le bateau afin de récupérer de précieuses cases d'inventaire. Vous pouvez également crafter des poches supplémentaires, ce qui ne sera pas du luxe.

Concernant le crafting, vous pourrez selon la nature du produit à créer le faire directement sur place, ou alors le faire devant un feu de camps pour filtrer de l'eau sale par exemple. Mais là encore, faites attention à ne pas être trop prévenant, cela ne fera que charger inutilement votre inventaire, tandis que la jouer relax vous sera fatal, étant donné que vous ne savez pas à l'avance sur quels types de ressources vous tomberez lors de votre prochain accostage. Une fois que l'on a appris de nos erreurs passées, que nous reste-il entre les mains ?

L'apprentissage par l'échec

Vous êtes morts de faim la première fois car vous n'aviez pas pensé aux vivres, la secondes fois, la maladie vous a emportée car vous n'aviez pas de quoi soigner vos lacérations. Toute la frustration que vous ressentez lors des premières heures de jeu va vous servir de guide afin de ne pas répéter vos erreurs sur la partie suivante. Donner des matériaux utiles à Esope, crafter rapidement pièges et kit filtrant, confectionner des habits chauds. La réelle difficulté du titre est de vous apprendre à vous adapter lors des premières heures. Cette dernière s'estompe au fur et à mesures des améliorations acquises. Le plus flagrant consiste à l'amélioration de votre radeau de fortune. Grâce aux éléments récupérés ça et là, vous pourrez, lorsque vous tomberez sur une zone de réparation améliorer votre radeau, le rendre plus résistant, et lui ajouter des améliorations telles qu'un moteur, une tente ou encore une chaudière. Tout est là pour vous éviter au maximum de mettre le pied à terre, et finalement filer jusqu'à la fin de votre périple. Où se trouve l'angoisse de la survie une fois arrivé à ce stade ?

Pour les joueurs les plus endurcis, il reste tout de même le mode difficile à leur disposition, qui se contente au final qu'à accélérer la vitesse de vidage de vos jauges, ainsi qu'un mode sans fin nous permettant de voir jusqu'où nous pouvons pousser nos limites en terme de survie, mais on y retrouve au final la même problématique posée par un radeau trop amélioré.
 

6.5
Lors des premières heures, on est satisfait du produit que l'on a entre les mains. Un jeu de survie impitoyable, un inventaire limité mais qui reste raccord avec la notion de survie, une gestion complète de notre personnage allant se la faim aux choix vestimentaires. Les premières morts sont relativement frustrantes, et viennent plus d'une mauvaise gestion de notre part qu'un réel défaut du jeu. Mais une fois ces codes assimilés, et passé par la case amélioration pour notre radeau. On délaisse peu à peu le côté survival pour se laisser dériver au gré du courant vers notre but principal. Certes quelques missions secondaires nous sont proposées via un système de boîte aux lettres sur différents lieus visités lors de notre aventure, mais ici aussi, l'intérêt et la difficulté laisse à désirer. Bien que le jeu puisse se finir entre 10 et 15 heures, le fait que la rivière soit générée de manière procédurale vous permettra de débuter à loisir une nouvelle partie de 0 et redécouvrir le jeu sous un nouvel angle.

  • Un vrai sentiment de survie...
  • Une superbe bande son...
  • ... durant les premières heures uniquement
  • ... qui bug de temps en temps
  • Un inventaire à l'ergonomie douteuse
  • Votre compagnon qui aboie inlassablement toutes les 2 secondes...
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