It's only a mere flesh wound!

[Retrospective] Castlevania

Ça y est, c’est la période d’Halloween. Un moment unique dans l’année, qui permet de découvrir les enfants du voisinages, ainsi que de la force dont ils disposent dans leur poignées pour taper votre porte, afin de vous racketter des friandises. Friandises qui sont généralement périmées depuis plusieurs mois, car ayant terminé leur carrière dans un endroit improbable :hap:

Chouette période, donc… Une occasion pour moi de m’enfermer chez moi et ressortir mes vieux jeux horrifiques. Mais vu que je suis un gros froussard qui n’arrive pas à regarder en entier un film d’horreur, je me limite à des jeux d’horreur… qui ne font pas peur. Castlevania en fait partie. C’est peut être une franchise que j’ai connu sur le tard, elle reste néanmoins l’une de mes préférées :top:

J’avais découvert cette magnifique saga avec l’opus sorti sur PC-Engine CD, ce qui m’a donné envie (bien plus tard) de découvrir les autres épisodes. J’ai bien évidemment commencé avec le premier dans sa version MSX, puis sa version NES. Les différences, me direz vous? Eh bien mis à part quelques objets supplémentaires sur la version MSX, pas grand-chose.

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L'un de mes jeux préféré, au passage :yes:

Vous incarnez Simon Belmont, une personne ayant un métier qui sort de l’ordinaire: tuer Dracula à chacune de ses résurrections, comme ses ancêtres le faisaient dans la pure tradition du poutrage de gueule avec un fouet et de l’eau bénite.

À vous la joie de parcourir le château du comte en défouraillant toute sorte de bestioles sorties des films d’horreur Universal. Comme dit précédemment, vous pourrez vous défendre avec votre fouet (qui pourra être amélioré à deux reprises) et une arme secondaire, qui demandera de l’énergie. Pour trouver cette énergie, vous devrez frapper dans des chandeliers. Mais apparemment, la logique a aussi pris la poudre d’escampette quand un développeur s’est dit: Tiens, et si les cœurs ne servaient pas à redonner de l’énergie comme dans la plupart des jeux? Les cœurs servent donc à utiliser vos armes secondaires. Armes secondaires qui auront une efficacité très variable.

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Une fois au bout du niveau, vous serez récompensé par un combat contre un boss. Par récompensé, j’entends que vous allez généralement morfler sévère, car les têtes de méduses et autres ennemis auront déjà bien entamé votre barre de vie, et que ce n’est pas avec ce qu’il vous reste que vous allez pouvoir faire quelque chose contre le boss.

Les niveaux demanderont une précision du tonnerre. Entre les bossus qui vous sautent dessus, les têtes de Medusa avec leur paterne à en faire criser plus d’un, les aigles qui vous foncent dessus (encore :roll: ) et les chevaliers qui demandent un nombre incalculable de dégâts pour mourir, vous allez en baver. Rajoutez à cela le fait que le héros, lorsqu’il est touché, a la fâcheuse tendance à dessiner un arc de cercle dans sa chute. Les phases de plateforme ne sont pas bien compliquées pourtant, mais ce petit détail les rend particulièrement indigestes :cafe:

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La sympathie incarnée :cafe:

Au début du jeu, c’est gentillet, mais à partir du 3ème niveau, ça se corse. Rien que les boss… Le niveau 4, lui, bat des records avec son monstre de Frankenstein et surtout ce p*@!?# de bossu qui non seulement saute partout, mais vous tire aussi dans des angles morts :gaaa: . Après, c’est au tour de la faucheuse de vous mettre des bâtons dans les roues. Et là, je pense que je ne suis pas le seul à avoir gaspillé mes vies dessus. Le boss précédent paraît presque sympa à côté de celui-ci. La faucheuse tire donc plusieurs faux qui vous poursuivront sans relâche et réapparaîtront lorsque vous les détruisez. Enfin, vient Dracula en deux phases distinctes: une où il se contentera de vous tirer dessus, tout en se téléportant et une autre où, changé en monstre, sautera partout en espérant vous toucher. Plutôt simple quand on à ne bonne arme secondaire, cela devient rapidement un calvaire lorsque l’on n’est pas préparé.

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Après ce combat, le générique de fin se déroule sous vos yeux. Mais quelque chose de bizarre se passe. Parmi les noms présents dans le staff roll, vous remarquez des jeux de mots sur de grands noms du cinéma et de la littérature d’horreur (et ce qui semble être une référence à Jean-Paul Belmondo). Ce n’est pas pour jouer les humoristes, mais bien pour éviter de divulguer les noms des développeurs. À cette époque, Konami interdisait cela, par peur qu’il n’y ait des revendications en ce qui concerne le salaire. Hormis Kinuyo Yamashita (compositrice entre autres), aucun nom de développeur ne sera divulgué officiellement.

Si vous souhaitez découvrir ce premier épisode, la version NES est une valeur sûre, mais vous pouvez essayer celle sur MSX2, qui conserve le même niveau de qualité. Même chose pour le portage Commodore 64.

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Classe :cool:

Les seuls portages à éviter sont les versions DOS et Amiga, qui de part leur scrolling saccadé et leurs graphismes hideux, sont à fuir.

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Pas classe :malade:

Sur ce, joyeux Halloween! Perso, j’ai des sucreries périmées à refourguer :top: